Nouvelle-Zélande

A la rencontre des maoris

Ce matin nous devons nous rendre à Te Puia à 10h15 pour assister à un concert Maori. Pour rappel, les Maoris sont les plus vieux habitants de l’île. Ils sont originaires de Polynésie et sont arrivés par vagues depuis le VIIIe siècle. C’est un peuple très proche de ses traditions et Te Puia est un des lieux où l’on peut en apprendre plus sur eux.

Nous arrivons quelques secondes après qu’une femme ait commencé à s’adresser au public. Une foule importante s’est déjà massée devant la cour de la maison familiale des Maoris où aura lieu une représentation. Mon mari étant grand reste derrière la foule au centre pendant que moi et mes amis allons nous mettre sur un côté pour tenter de mieux distinguer la dame. Elle est vêtue d’une grande cape colorée et ses cheveux sont tenus en chignons par un peigne taillé dans un os de baleine. Elle explique qu’elle a besoin d’un volontaire pour représenter notre famille, comprendre notre groupe de touristes. Bien évidemment, comme d’habitude personne ne se porte volontaire. La dame aperçoit quelqu’un qui semble être intéressé et lui demande de s’avancer. Je vois mon mari sortir de la foule, c’est lui le volontaire. Elle le salue, le présente à la foule et lui explique ensuite comment faire le salut Maori. On se serre la main puis on presse deux fois son nez contre celui de l’autre. On finit par la formule « Kia Ora » qui signifie « bonjour » ou « bienvenue ». Notre hôte explique ensuite que mon mari va représenter le chef de notre clan devant sa famille. Après quoi elle invite sa famille, à savoir mes amis et moi-même, à se placer juste derrière lui.

Une fois en place, voilà qu’un cor sonne depuis l’intérieur de la maison. Un groupe d’hommes et de femmes en tenues traditionnelles sortent de la maison. Les hommes portent des pagnes et sont armés de lances ou portent des instruments de musiques. Les femmes sont vêtues de robes et ont des bolas ou des instruments.

Une fois qu’ils sont tous sortis et en place sur le parvis de la maison, l’un des hommes armé s’avance en direction de mon mari. Il gesticule, fait tourner son arme de manière agile, grogne et tire la langue. Plutôt intimidant! Une fois arrivés à 3 mètres de lui, il dépose une feuille de fougère au sol et recule. Mon mari va la ramasser puis recule à sa place sur les instructions de notre hôte. Une fois cela fait, les maoris dansent de façon intimidante devant nous, grimaces et grognements avant de rentrer en procession dans la maison.

Chants et danses maoris
Chants et danses maoris

Nous les suivons, mon mari devant, nous derrière et enfin tout le reste des touristes. Le chef et sa famille doivent s’asseoir au premier rang, quelle aubaine! Une fois tout le monde assis, le chef doit saluer les guerriers de la tribu. Mon mari va donc sur scène, serrer les mains et toucher le nez de chacun des artistes avant de redescendre s’asseoir. Le spectacle peut maintenant commencer!

Là on rigole plus !
Là on rigole plus !

Nous avons d’abord le droit à une chanson d’amour, chanté par un homme et une femme a la puissance vocale impressionnante. Vient ensuite une musique sur laquelle les artistes se lancent des petits bâtons ou se battent avec des armes en bois. Vient ensuite le tour des femmes. Elles sont équipées de bolas, une ficelles au bout de laquelle est attachée une boule en tissu. Elles les font tournoyer dans les airs et plus surprenant, elle les font claquer sur leurs bras en rythme avec la musique.

Fous rires sur scène
Fous rires sur scène

La mélodie s’arrête et l’on demande aux spectatrices de monter sur scène, et comme nous faisons partie de la famille du chef, c’est sur le devant de la scène que l’on nous installe! Chacune reçoit un bola et l’on nous montre comment l’utiliser en musique. Ce n’est finalement pas si simple que ça en a l’air et nous rions beaucoup devant notre incapacité à réaliser des mouvements simples. 

Vient ensuite le tour des hommes. Un des membres masculins de la tribu tente de leur apprendre quelques uns des mouvements du célèbre Haka. C’est à notre tour de nous moquer de cette bande de singes gesticulants qui n’effraieraient pas une mouche 😂

Le spectacle continue avec des chants et des danses. Nous ne voyons pas le temps passer et sortons les yeux encore brillants de la maison. 

Qui peut me prononcer ça ?
Qui peut me prononcer ça ?

Pour la visite du site, nous avons choisi de nous joindre à une visite guidée inclue dans le prix de l’entrée. Carol, une Maori nous explique comment prononcer certains mots dans sa langue. Par exemple le « WH » se prononce « F ». 

Le geyser de loin
Le geyser de loin

Nous commençons la visite par un geyser qui ne veut pas nous impressionner aujourd’hui. En attendant, Carole décide de nous montrer comment les maoris utilisent des palmes de palmier pour fabriquer leurs vêtements. Ils enlèvent la première couche de verdure à l’aide d’un coquillage aiguisé afin de ne garder que la fibre intérieure plus souple et plus douce. Elle fabrique ensuite une rose à l’aide de la même plante et l’offre à un couple qui fête ses 40 ans de mariage cette année. 

Ça bouillonne
Ça bouillonne

Comme le geyser ne veut toujours pas nous montrer ce dont il est capable. Carol nous emmène voir un autre point de vue où une piscine naturelle est visible. Un jeune garçon s’y baigne. Ici, seuls les locaux peuvent profiter de cette piscine d’eau chaude car la terre appartient aux maoris. 

En parlant de maoris, Carol nous montre son instrument de musique, une sorte de courte flûte aux décorations uniques. Dessus, des symboles ou gravures représente sa vie, ce qu’elle est. Il y a par exemple 3 trous pour ses 3 enfants, au dos 4 quadrilatères sculptés pour ses 4 frères et soeurs. Les symboles associés à la famille de sa mère sur un côté et ceux de son père de l’autre. Elle nous confie qu’elle a également un tatouage dans le dos où tout est écrit. Chaque maori possède des tatouages qui représente sa généalogie et ses compétences.

Le geyser donne enfin un signe d’activité et tout le monde se précipite au plus près. Il s’agit en fait d’une montée lente et progressive pouvant atteindre 30 mètres. Cela ne ressemble en rien au geyser que nous avions vu en Islande qui était très rapide et explosif. Nous pensions que tous les geysers étaient comme dans ce pays européen. On en apprend tous les jours ! 

Nous passons ensuite par d’autres zones d’activités volcanique comme un espace où des bulles font bouger la boue qui boue (sans jeu de mots) en permanence. Nous continuons par la “kiwi house” mais nous sommes très déçus. Nous entrons dans une pièce noire où deux kiwis se déplacent dans la pénombre derrière une vitre. Interdiction de faire des photos, même sans flash. Nous avons eu beaucoup de chances de voir Sparky dans le centre de secours des oiseaux. Ici, il ne faut pas rester trop longtemps pour que tout le monde puisse apercevoir un bout de pattes et c’est tout. Dommage. 

La suite se fera sans notre guide. Elle nous dit au revoir avant de nous laisser visiter l’institut d’art et d’artisanat maori. Nous arrivons vers midi et demi. Beaucoup des travailleurs semblent en pause repas mais nous pouvons tout de même observer quelques sculpteurs sur bois ou sur pierre. Entre les établis des travailleurs, de nombreuses explications sur la culture maori sont données. La visite est très intéressante. Nous finissons par la boutique de souvenirs bien remplies. 

Apres avoir acheté notre repas de midi au supermarché, nous nous dirigeons vers une zone de Rotorua où vivent de nombreux maoris, Ohinemutu. Au premier abord, rien de particulier mais lorsqu’on observe un peu plus on voit des totems et des statues maoris devant de nombreuses maisons. Ici, le sol fume de partout ! Les habitants vivent en harmonie avec la nature et savent bien en tirer profit. Un abri a été construit sur une zone dégageant de la vapeur. Il est ainsi chauffé sans aucune dépense d’énergie. 

Une petite église et son cimetière composent le village ainsi qu’une magnifique maison en bois. La balade n’est pas longue mais très agréable.

Nous rejoignons ensuite un parc volcanique gratuit, le parc Kuirau, où ça bouillonne ou fume partout où notre regard se pose. Nous rentrons ensuite dans notre Airbnb pour nous reposer avant une longue route demain jusqu’à Wellington.


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