Journées du patrimoine Lyon #1

Ce week-end, c’est les journées du patrimoine et on compte bien en profiter pour visiter des coins de Lyon que l’on ne connaît pas. Nous commencerons par le quartier de Guillotière puis nous prendrons un peu de hauteur dans le quartier de la Croix-Rousse.

Epicerie Bahadourian

Cap sur l’épicerie Bahadourian qui vend des produits du monde entier. Elle fut fondée en 1929 et est située place Djebrail Bahadourian en hommage à son fondateur. Pour les journées du patrimoine, ils ouvrent au public leurs 1000 m2 de caves qui leur servent d’entrepôt. Nous arrivons un peu avant 14h et déjà une petite troupe s’est amassée dans le magasin d’épices le plus connu de Lyon.

Une photo du fondateur

Nous descendons dans les caves grâce à un ascenseur. Le guide nous explique qu’il s’agit en fait d’un ensemble de caves rachetées aux autres propriétaires du quartier au fil des années. Dans certaines, le noms des rues sous lesquelles nous sommes nous montrent l’immensité des lieux.

Nous déambulons dans les allées. Des savons d’Alep, de huile d’olive de Crète ou encore des épices du Magreb y sont entreposées un peu partout. Les odeurs nous guident d’une cave à l’autre. Nous finirons la visite par la cave à vins qui servait d’abri pendant la seconde guerre mondiale. Cette visite nous a mis l’eau à la bouche et comme tous les autres nous finissons notre tour dans la boutique !

Croix Rousse

Cap maintenant sur le quartier de la Croix-rousse où nous iront découvrir les métiers à tisser la soie. Nous découvrons au deuxième étage d’un ancien immeuble un petit atelier à tisser. Quelle hauteur de plafond ! Et oui, il fallait 4 mètres pour pouvoir installer un métier à tisser. C’est pour cela, que la majorité des appartements de la Croix rousse ont des plafonds très hauts.

Nous découvrons le mécanisme Jacquard qui permet de réaliser des motifs sur les tissus. La démonstration est plutôt bruyante. En effet, la machine en bois s’actionne par une énorme pédale qui tape sur le sol. Des morceaux de cartons poinçonnés permettent à la machine de savoir quand faire le motif ou non.

Elle soulève alors une partie des fils du tissu pour qu’ils soient visibles ou non sur le motif. C’est un métier physique car il faut se servir de ses bras et de ses jambes pour faire fonctionner le métier à bras.

Dans un deuxième atelier, nous apprenons que les Canuts (personnes travaillant la soie) vivaient et dormaient au même endroit qu’ils travaillaient. 3/4 de la pièce était utilisée pour le travail et 1/4 pour le logement. A l’arrivée des métiers mécaniques, de nombreux Canuts ont perdu leur emploi.

Logement des Canuts

L’association Soierie vivante veut sauvegarder ce patrimoine de la Soie à Lyon en rénovant les machines et transmettant leurs connaissances aux autres. Ils organisent des visites tout au long de l’année dans leurs deux ateliers : 21 rue Richan et 12bis montée J.Godart dans le 4ème.

Nous nous baladons dans le quartier en découvrant des coins et recoins insolites dans chaque rue que nous traversons.

Les visites ça creuse alors nous décidons de tester une nouvelle adresse au 5 rue Burdeau Lyon 1er: Hood Bar&Gaufres La petite terrasse est très agréable. Les smoothies sont étonnants mais incroyablement bons et la gaufre au Nutella… Hum un délice ! Une très bonne adresse à conserver si vous passer par Lyon.

Demain, on continue notre visite de Lyon avec les traboules et l’opéra, on a hâte !

 

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