Nouvelle-Zélande

Le Tongariro, une randonnée maudite

Quelques jours auparavant, à Rotorua, nous nous étions mis en quête d’une tente à louer pour nos 4 jours de randonnée dans la région du Tongariro. Internet n’ayant rien donné, nous nous rendons à l’office de tourisme pour obtenir de l’aide. Malheureusement, l’homme ne trouve aucune possibilité de location de tente à moins de 5h de route. Incroyable ! Nous sommes dans un pays où les randonnées sont le sport local, où 9 grandes randonnées sur plusieurs jours sont accessibles au public et aucun loueur ! Ayant réservé nos places en camping, je cherche à modifier pour dormir en refuge. Impossible également tout est plein. De plus la météo annonce 4 jours de pluie non-stop.

Après avoir écumé tous les magasins de la ville, nous nous rendons à l’évidence : il faut annuler. Nous ne pouvons pas acheter une tente car nos amis n’ont pas de place dans leurs sacs et nous encore moins pour la garder. Ma cheville me fait encore mal et 4 jours sous la pluie trempés non merci. Nous avons donc passé 4h à revoir tout nos plans, rajouter la ville de Wellington au programme et trouver une solution pour ne faire qu’un jour de randonnée.

En une journée, il est possible de faire la Tongariro Alpine crossing mais ce n’est pas une boucle. Il faut donc choisir une navette qui vous emmène sur le lieu de départ après avoir laissé votre voiture sur le parking privé du côté de l’arrivée. Nous aurions bien trouvé une astuce pour ne pas payer de navette mais il n’est pas possible de rester garé sur les parking publics plus de 4h sous peine d’amende. Évidemment la randonnée dure 8h ! Ah ah, très drôle ces kiwis!

Le soir avant la randonnée, nous recevons un mail de l’agence de la navette qui nous annonce qu’il y a de grands risques d’annulation de notre réservation pour cause de mauvais temps. Là, je commence à penser que quelqu’un ne veut vraiment pas qu’on la fasse cette randonnée. Nous nous couchons et attendons le lendemain.

Lever 6h. Notre navette est normalement à 8h mais ils demandent d’y être 30 minutes avant. Pourquoi ? Je n’en sais rien. 7h30. Il pleut et personne n’est présent sur le parking désert pour nous dire si notre réservation est annulée ou non. Nous attendons avec deux autres groupes qui n’ont pas de nouvelles non plus. Au bout d’un quart d’heure, une cliente vérifie sur internet et nous apprend que toutes les navettes du jour sont annulées. Super ! Heureusement qu’elle était là car nous n’avons pas de réseau !

Ana notre amie, a repéré des travailleurs à l’entrée du parking. Elle part leur demander des infos, notre première tentative ayant échouée puisqu’ils étaient tous rentrés dans leur voiture quand ils nous avaient vu arriver… Elle revient en proposant de faire la moitié de la randonnée puis de revenir par le même chemin. Les hommes disent que ce n’est pas dangereux, c’est juste que la vue ne sera pas dégagée.

Toute la pluie tombe sur moi...
Toute la pluie tombe sur moi…

C’est parti ! Nous garons la voiture plus près du départ de la randonnée. Imperméables et protection de pluie pour les sacs et on y va ! De ce côté là, le sentier commence dans la forêt. Nous sommes un peu abrité de la pluie et surtout du vent.

On garde le sourire
On garde le sourire

Lorsque nous sortons du bois, nous nous retrouvons sous une pluie battante et le vent ne tarde pas à souffler très fort. Nous sommes trempés lorsque nous arrivons au premier refuge. Nous avons envie de rentrer mais il ne reste qu’une heure et demi de marche pour atteindre la zone la plus belle du site. On se sèche, on se remotive et on repart !

Quand tu fais sécher ce que tu peux
Quand tu fais sécher ce que tu peux

La pluie ne cesse pas et bat plus fort. Nous ne voyons rien car un brouillard épais nous barre le passage. Nous avons envie de rebrousser chemin à chaque pas. A quoi bon puisqu’on ne voit même pas à 5 mètres ? Nos amis ne lâchent pas et veulent continuer. Nous croisons des gens qui nous disent qu’ils ont vu un bout de lac mais sans plus. Cela leur redonne du courage et on continue encore et encore dans le brouillard.

La vue depuis le refuge
La vue depuis le refuge

Arrivés sur une plaine, des tchèques arrivant de la direction opposée nous demandent si on a vu le lac. Nous lui répondons par la négative. Elles n’ont rien vu non plus de leur côté à cause du brouillard. Là, nous abdiquons. Nous rentrons point. Notre ami veut continuer mais ce sera sans nous. Nous faisons demi-tour et rentrons au premier refuge manger un peu. Nos chaussures et chaussettes sont trempées tout comme l’intérieur de nos sacs. La pluie a eu raison d’eux. Nous mangeons en vitesse et repartons au plus vite avant d’être gelés.

Le chemin s’est transformé en rivière et les grillages placés au sol par les Rangers pour stabiliser le terrain sont devenus des patinoires. Notre ami a fini par faire demi tour en ayant vu les deux lacs par chance entre deux vagues de brouillard. Il nous rattrape sur le chemin que nous finirons ensemble.

Nous arrivons à 14h à la voiture plus mouillés que si nous avions pris une douche. Nous roulons jusqu’à l’hôtel pour se réconforter dans la piscine d’eau chaude. Un vrai bain ! Cette rando aura été la pire de notre voyage et nous ne nous lancerons sans doute plus jamais dans une aventure pareille.

Nous finissons demain notre voyage en Nouvelle-Zélande en visitant Auckland. La météo annonce du beau temps. Espérons que ce soit vrai !

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